fleurs de canicule

Il n’y a pas que nous qui souffrons de ces journées caniculaires, toute la végétation du jardin est à la peine. Je n’ai encore jamais vu le jardin dans un tel état de sècheresse. Les rares orages de l’été contournent notre vallée et aucune goutte de pluie ne vient soulager les plantes assoiffées.   

Certes, de loin, le paysage est encore verdoyant, les arbres nombreux dispensant une ombre bienvenue, mais leurs feuilles flétrissent de plus en plus et tombent prématurément.

Parmi les chaumes desséchés des prairies les plantes essaient de fleurir coûte que coûte mais leurs fleurs sont bien plus petites que d’habitude et se racornissent tellement rapidement qu’elles peinent à produire des graines.

Les hampes habituellement densément fleuries des campanules ou des roses trémières n’arborent que quelques corolles au milieu de fleurs roussies.

Les seules qui ont l’air de tirer avantage de ces journées brûlantes sont les plantes communément désignées comme « chardons » (même si botaniquement parlant elles n’en sont pas !). Leurs fleurs épineuses n’ont pas l’air d’autant souffrir de la chaleur et attirent du coup tous les insectes en maraude.

J’essaie de me réjouir de ces quelques taches de couleur au milieu de ce monde vivant qui halète sous les désordres que nous lui infligeons.