petite pimprenelle

Pour ceux de ma génération, Pimprenelle est une petite fille à la robe vichy rose et blanc qui, avec ses compagnons Nounours et Nicolas, souhaitait la Bonne nuit aux petits. J’étais alors loin d’imaginer que cette petite fille de série télévisée empruntait son nom à une discrète plante de nos prairies, la petite pimprenelle (Sanguisorba minor).

La pimprenelle n’est pas seulement présente dans nos prés, elle a aussi longtemps été cultivée dans les potagers. Ses feuilles composées de multiples folioles très dentées ont, jeunes, un goût très frais rappelant le concombre. On les utilisait autant pour composer de savoureuses salades que pour aromatiser vinaigres et autres mets.  

Vu de loin un plant de pimprenelle n’est pas très attrayant, une dense masse de feuilles vertes surmontée d’une multitude de petites boules légèrement rougeâtres. C’est de près que la pimprenelle révèle l’étonnante beauté de sa floraison.

Ces petites boules verdâtres sont un assemblage de minuscules fleurs vertes organisées selon une structure sexuelle compliquée. Les fleurs de la base sont uniquement mâles, c’est à dire qu’elles ne présentent que des étamines, de longues étamines pendouillantes aux anthères pleines de pollen jaune clair.

Les fleurs du haut sont uniquement femelles et arborent des pistils coiffés de drôles de plumets rouge intense. Quant aux fleurs du milieu, elles sont hermaphrodites et ainsi, selon l’état d’avancement de la floraison, l’inflorescence présente l’une ou l’autre de ses caractéristiques.

Le règne végétal n’est-il pas d’une extraordinaire et splendide créativité ?